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dimanche 9 novembre 2014

Les Rita Mitsouko


En 1984, il y a donc 30 ans (pour vous éviter le calcul), un duo insolite et improbable déboulait sur la scène musicale française avec un album éponyme et un single au succès fracassant. Les Français éberlués découvraient les Rita Mitsouko et Marcia Baila, un titre rock-latino, hommage à la la chorégraphe et danseuse Marcia Moretto. C'est le jackpot pour ce duo parisien avec 1 million de singles vendus et la reconnaissance du public et de la critique. La chanson Marcia Baila sera d'ailleurs sacrée seconde meilleure chanson française des années 80 aux Victoire de la musique en 1990. Leur album suivant The No Comprendo publié en 1986 confirmera ce succès avec des titres qui se baladeront au sommet des hit-parades, notamment C'est comme ça avec son riff tranchant à la T. Rex, Les Histoires d'A., et Andy. Le groupe a aussi le flair et le souci de  fignoler leurs clips, Philippe Gautier et Jean-Baptiste Mondino feront (quasiment) leurs premières armes avec eux et deviendront par la suite des références en la matière. Catherine Ringer et Fred Cichin (il fallait les nommer) continueront leur aventure "mitsoukienne" pendant une bonne vingtaine d'année avec, comme pour tout le monde, des hauts et des bas dans le succès et l'inspiration jusqu'à la fatidique année 2008 où la moitié masculine du goupe disparaît victime d'un cancer foudroyant. Le groupe aura laissé derrière lui sept albums studio et deux live pour notre plus grand plaisir et aura eu le grand mérite d'apporter un souffle nouveau et moderne à la musique française, son influence sur d'autres interprètes hexagonaux étant indiscutable. Comme j'adore les pochettes en général (surtout les pochettes surprise), voici leurs 7 albums dans l'ordre, Rita Mitsouko (1984), The No Comprendo (1986), Marc et Robert (1988), Système D (1993), Cool frénésie (2000), La Femme trombone (2002), Variéty (2007).





 







Vous retrouverez également tous leurs succès sur l'inévitable bestof du groupe paru en 2001 ou sur les 2 albums live (pochettes ci-dessus) et pour être complet voici les clips de leurs 4 plus grands succès déjà cités au début du billet. En avant la musique ...









Pour vous faire la totale, ajoutons sans ambages que Catherine Ringer continue en solo son petit bonhomme de chemin musical avec deux albums au compteur, un live (hommage au groupe disparu) paru en 2008 et un album studio effervescent et varié Ring n' Roll paru en 2011. Pour finir sur une touche piquante, d'aucuns se souviendront de sa célèbre prise de becs sur un plateau télé avec un Serge Gainsbourg étrangement  pudibond qui ne lui pardonnait pas son passé dans l'industrie pornographique. Vous trouverez l'extrait ici, âmes et oreilles sensibles s'abstenir.





Bien des années après sa disparition, le groupe hante encore les esprits hexagonaux pour preuve cet édito publié en janvier 2014 à propos de l'affaire Hollande-Gayet et qui a pour titre Les histoires d'A ou encore cette chronique de Pierre Lapointe sur France Inter datant de juillet dernier et intitulée Vive les Rita Mitsouko. Le diablogueur profite de celle-ci pour proposer aux étudiants de FLE d'en compléter la transcription suivante (cliquez ici pour écouter l'émission).


Vive les Rita Mitsouko !

C’est donc l’heure de la ­­­­­­­­­­­­­­­___________ de Pierre Lapointe, « Les petites morts ». Qui a décidé qu’on devait ______ toutes les choses qui nous _________ la vie. Moi, Pierre Lapointe, votre chanteur populaire québécois préféré, je nous ordonne de devenir le ________ qui nous permettra de tuer tout ce qui nous fait _______. Ce matin, je dis vive la joie, vive le __________ et surtout vive la vie avant la mort. Ouais, vous _________ déjà ? OK ! Et aujourd’hui, chers amis de France Inter, je dis vive les Rita Mitsouko. Vive les Rita Mitsouko, simplement parce que je les aime d’amour. Quand on m’a offert de faire cette émission sur les _____ de France Inter, j’ai eu tout de suite envie de rendre ________ aux Rita Mitsouko. Parce je suis ________________________, je suis francophone et je suis amoureux des belles choses et les Rita Mitsouko, autant sur le plan musical que sur le plan ______, ont fait des choses extraordinairement belles mais _________ tout extraordinairement cools. Et quand je dis cool, en fait c’est la première émotion, la première impression que j’________ quand j’ai découvert les Rita Mitsouko. Il faut savoir que les Rita Mitsouko au Québec ont toujours été connus mais pas par la ______, c’est toujours resté un groupe un peu _______ et quand j’ai découvert les Rita Mitsouko, c’est par le vidéo-clip Andy, un vidéo-clip magnifique où il y a de la danse et où Catherine Ringer explose de tout son _________ et je me rappelle d’avoir eu envie d’être plus cool que ce que j’étais. Tout ça à cause des Rita Mitsouko. Donc ce matin, pour vous, un de leurs plus grands succès que je fais avec toute l’_________ que je peux avoir devant la grandeur de la voix de Catherine Ringer. J’_____ faire Marcia Baila, accompagné de François Lasserre qui ce matin est un peu mon Fred Chichin à moi.

Marcia, elle danse sur du ______, de la rayonne
Du polystyrène expansé à ses pieds
Marcia danse avec des jambes
__________ comme des couperets
Deux flèches qui donnent des idées
Des sensations
Marcia, elle est _______
Belle en scène, belle comme à la ville
La voir danser me transporte  en ___________

Moretto
Comme ta bouche est ____________
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a __________, Marcia
C"est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres
La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une ________
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a ________

Marcia danse un peu chinois
La ___________
Dans les mouvements d'_______
A plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra

Avec la tête
Elle danse aussi très bien
Et son ___________
Danse avec tout le reste
Elle a cherché
Une nouvelle façon
Et l'a ____________

C'est elle, la ____________
La sirène en mal d'amour
Le danseur dans la ________
Ou le carton.

Moretto
Comme ta bouche est _________
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid
Que l'on sent en toi ?

Mais c'est la mort
Qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort
Qui t'a ________, Marcia
C'est le cancer
Que tu as pris sous ton bras
Maintenant
Tu es en cendres, en cendres
La mort
C'est comme une chose impossible
Et même à toi
Qui est forte comme une _________
Et même à toi
Qui est la vie même, Marcia
C'est la mort
Qui t'a ____________
Marcia ...

Le chanteur Pierre Lapointe avec François Lasserre à la guitare pour cette __________ de Marcia Baila et ce soir, on vous le rappelle, ________ à Bobby Womack sur France Inter à 21 heures avec la rediffusion du concert privé et ___________ que Bobby Womack était venu donné au studio ____ de la Maison de la radio en novembre 2012.

Vous trouvez les solutions sur le site suivant (cliquez ici).

lundi 20 octobre 2014

Allons-y, Alonzo !


Ce n'est un mystère pour personne, les Français aiment jouer avec les mots. De la contrepèterie d'antan ou verlan d'aujourd'hui, du gros calembour de bistrot à la gentille charade de salon, nos chers voisins n'ont eu cesse de s'amuser avec leur langue. Ils ne sont pas les seuls, me direz-vous. Je vous l'accorde mais peu de nations (linguistiques) ont été aussi loin dans l'acrobatie langagière que les compatriotes de Voltaire (rime !). Parmi celles-ci, examinons aujourd'hui celle qui consiste à ajouter un prénom à une interjection comme, par exemple, "Cool, Raoul !", "Fonce, Alphonse !" ou "À la tienne, Étienne ! sur lesquelles s'est penchée la linguiste Marie Treps dans son livre Allons-y, Alonzo ou le Petit Théâtre de l'interjection paru en 1994 (ce qui ne nous rajeunit pas). Étant dans l'impossibilité absolue de vous offrir le livre en question que vous n'auriez au demeurant pas lu sans doute, le diablogueur a repêché pour vous un article paru dans la presse de l'époque et que vous pourrez lire en cliquant ici. Dans le dit article consacré au livre de Marie Treps, le journaliste (Pierre Enckell pour ne pas le citer) nous récolte quelques-unes de ces délicieuses locutions avec prénom incorporé et balance au passage quelques vannes bien piquantes.  À l'époque, la chaîne TV5 s'était aussi fait l'écho de l'ouvrage de Marie Treps dans son émission 1 jour 1 livre.


Le diablogueur ayant également fait ses recherches, voici d'autres exemples de ce genre d'expressions cocasses.


Ça glisse, Alice !
Relax, Max !
À l'aise, Blaise !
Tu parles, Charles !
Recule, Hercule !
Dans le mille, Émile !
C'est la vie, Lili !
Ça colle, Anatole !
À l'hospice, Maurice !
Tu m'étonnes, John !
Étonnez-moi, Benoît !
Au hasard, Balthazar !
Tout juste, Auguste !
T'as tort, Totor !
Arrête ton char, Édouard !
Tu vas m'le payer, Aglaé !

Le plus chouette et pratique, c'est qu'il n'est point nécessaire que votre interlocuteur s'appelle Aglaé ou Anatole pour que vous lui asséniez une interjection de ce type. Il n'est même pas nécessaire de respecter le sexe de votre "victime", ainsi si vous envoyez à votre meilleur ami un "C'est la vie, Lili !", il ne se sentira pas outré outre mesure. Mais attention, papillons ! N'utilisez pas ces locutions avec n'importe qui et n'importe où car elles impliquent une bonne dose de familiarité et sont souvent condescendantes, ironiques, moqueuses ou franchement sarcastiques. Le must étant l'expression avec rime, on peut aussi introduire des variantes (ne pas faire de rime, changer l'ordre ou faire un jeu de mot), voici quelques exemples.
Adieu, Berthe !
Pleure pas, Madeleine !
En voiture, Simone !
Arrête ton char, Ben Hur !
Adèle, t’es belle !
Tu rêves, Herbert !


Quant à Pierre Enckel, il nous invite à la fin de son article à nous amuser à inventer des expressions de ce genre. C'est ce que le diablogueur a fait avec ses élèves de C1. Cela a donné ceci.

A tes oignons, Odilon !
Je gère, Gilbert !
Ne me casse pas la tête, Odette !
C’est la rentrée, André !
En avant, Jean !
T’es en retard, Gérard !
Ras-le-bol, Paul !
Toujours le dernier, Olivier !
Rien de rien, Sébastien !
Prête, Yvette !
À table, Constable !
Je regrette, Juliette !
Mollo, Paulo !
Au lit, Rémi !
Prends le safran, Bertrand !
Quel vert galant, Gaëtan !
T’es allé loin, Séverin !
Comme tu es belle, Isabelle !
Odette, la vedette !
Élementaire, chère Claire !
Fous le camp, Vivian ! 
Sois tranquille, Émile !
Ramène pas ta fraise, Marie-Thérèse !
Ça pourrait être pire, Elvire !
Pas de quoi, Benoît !
Regarde ton épaule, Paule !
À ton métier, Gautier !
Quelle surprise, Élise !
À la bonne franquette, Élisabeth !
Éteins ton pétard, Médard !
T’es beau, Thibaut !
Dis oui, Ninon !
Fais pas le mariole, Anatole !
T’es humoriste, Jean-Baptiste !
Tout ce qui brille n’est pas or, Isidore !
T’es le pire, René !



Pour finir en beauté, deux vidéos. Dans la première, on voit le grand Belmondo utiliser l'expression qui a donné titre au livre de Marie Treps et par la même occasion au présent billet, la deuxième est un bel exemple d'exportation d'expression française, on y entend la même interjection lancée cette fois-ci par un sujet de sa Gracieuse Majesté dans la série Doctor Who, soit dit en passant, la plus longue série de science-fiction de l'histoire (800 épisodes), le Guiness faisant foi. C'est le héros principal (Dr Who) de la série qui répète à plusieurs reprises la célèbre locution, cherchant même désespérément quelqu'un se prénommant Alonzo. Les Anglais se moqueraient-ils de cette habitude française ?



Jean-Luc Godard Pierrot le Fou Scène du garage... por leofourastie

jeudi 25 septembre 2014

GORAFI



Marre de la presse classique et traditionnelle? Fatigué(e) de votre journal habituel? L'Express ou le Nouvel Obs vous donnent de l'urticaire? Le Monde ne vous comble plus? Le Figaro vous donne des nausées? Pas de panique! Le diabl@gueur a l'honneur de vous présenter le dernier fleuron de la presse écrite française, Gorafi. Il s'agit d'un magazine d'information en ligne tout à fait révolutionnaire, imaginé par un certain Jean-René Buissière en 1826 mais finalement  lancé en 2012 par deux extraordinaires journalistes Pablo Mira et Sébastien Liebus. À l'époque (1826), le malheureux Buissière voulut appeler son journal Le Figaro mais une malencontreuse dyslexie le poussa à en changer le nom. Ainsi naquit Le Gorafi qui, depuis sa création, nous livre l'information selon des sources contradictoires comme indique le slogan de la maison et a séduit des milliers de lecteurs avec des couvertures telles que celles-ci...





Ne vous laissez pas tromper par son format austère et froid, Gorafi est unique en son genre. Un rapide coup d'oeil sur ce site d'infaux suffira pour vous convaincre que les nouvelles que vous aurez la chance d'y lire ne paraissent malheureusement jamais dans la presse traditionnelle. Gorafi n'en est pas à son premier scoop d'ailleurs à en faire rougir de honte et de jalousie toutes les rédactions concurrentes. En voici quelques exemples récoltés ces dernières semaines.

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