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lundi 14 juillet 2014

Les comiques français



Après quelques billets dédiés aux gourmands de tous poils et alors que l'Allemagne vient de remporter la Coupe du Monde de football, il ne sera question aujourd'hui ni de régimes draconiens ni de footballeurs teutons mais (fête nationale oblige) de comiques français. Car la France n'est pas seulement un grand pays de philosophes, d'écrivains, de sportifs malchanceux ou de chefs étoilés, c'est aussi une grande terre de comiques. Est-ce parce que un certain Molière a marqué la société française de son empreinte indélébile ou parce que de façon innée nos voisins d'outre-Pyrénées auraient des atomes très crochus avec les comiques? Qui sait? Toujours est-il que les rigolos professionnels en France sont légion et on ne s'en plaindra pas. C'est une manière d'hommage que vous propose le diablogueur aujourd'hui avec des extraits de 43 de ces comiques qui ont fait carrière au cinéma depuis Max Linder qui fut (ne l'oublions pas) le premier comique de l'histoire du cinéma (tout court) jusqu'aux petits nouveaux de la dernière fournée. Hélas 5 intrus se sont malencontreusement faufilés dans la parade, à vous de les démasquer. Bonne chance et place aux artistes...




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Les intrus

14 Peter Sellers était un immense acteur et comique malheureusement (ou heureusement pour lui) il n'était pas français.

19 Alfredo Landa idem mais ni français ni anglais, devinez de quel pays...

31 Nicolas Sarkozy, français jusqu'au bout des ongles mais pas comique quoique ....

35 Benoît Poelvoorde, grand comique mais belge plutôt que français (on ne peut pas tout avoir).

41 Marion Cotillard, actrice exceptionnelle et oscarisée, cependant à peine 2 ou 3 comédies au compteur.

vendredi 27 juin 2014

La Belgique pâtissière

 

Histoire d'oublier un peu le foot et la récente déconfiture espagnole, le diablogueur vous propose d'adoucir un peu nos humeurs avec quelques bonnes pâtisseries "made in Belgium". En effet, la Belgique n'est pas seulement une grande nation de chocolatiers et de confiseurs, la pâtisserie y est aussi remarquable. Un petit tour dans n'importe quelle pâtisserie belge vous convaincra rapidement, voici quelques exemples.





Une petite visite sur le site de la Coupe du monde de la pâtisserie serait aussi édifiante, on y voit la Belgique classée 3ème dans le tableau des médailles. Depuis la 1ère édition en 1989, les pâtissiers belges ont remporté une fois la médaille d'or et trois fois la médaille d'argent ou de bronze, seulement devancés par les Français et les Japonais. Et puis Noël Godin, le plus grand entarteur de l'histoire, n'est-il pas belge? Attention, esquivez la tarte!


Mais il ne sera pas question aujourd'hui d'entartement même si le sujet est fort intéressant et les candidats de plus en plus nombreux, nous allons plutôt découvrir quelques classiques de la Belgique pâtissière dans cette dernière rubrique belgo-nostalgico-gastronomique.

Les croustillons bruxellois
Le penchant (et le talent) des Belges pour la friture ne pouvait pas se borner aux seules frites, voici donc une autre spécialité belge, le beignet. Avant de continuer, dissipons le moindre soupçon de malentendu, ce ne sont pas les Belges qui ont inventé ce dessert qui existe depuis plus de 2000 ans mais ils en ont perfectionné la recette sans aucun doute. Ce qui est chouette dans le beignet, c'est qu'il peut se décliner à l'infini depuis le beignet à la morue ou chou-fleur de nos contrées jusqu'au classique des classiques le beignet de pommes. Outre ce dernier, la gastronomie belge compte quelques autres beignets fameux comme, par exemple, ceux de Stavelot ou du carnaval de Binche mais aussi certains autres répondant aux délicieux noms de boules ardennaises, quenelles au fromage blanc, couques ou couilles de Suisse. Celui qui nous occupe aujourd'hui est appelé croustillon et, de même que la gaufre, existe dans sa version liégeoise et bruxelloise. Les Flamands quant à eux l'appellent plus prosaïquement "smoutebollen" ce qui veut dire quelque chose comme boules de graisse, je préfère de loin une autre appellation beaucoup plus poétique et wallonne, le pet-de-nonne. Adorable! Finalement les beignets sont pour les Belges, ce que représentent les "churros" pour les Espagnols, une gâterie à savourer lors des foires et des kermesses dans des établissements comme celui-ci.




C'est avec un de ces beignets que le diablogueur a connu son premier émoi gastronomique, comme Marcel Proust avec sa madeleine, il suffit au diablogueur de penser à ce délicieux dessert pour se retrouver dans la peau du bambin blondinet se baladant émerveillé à la Foire du Midi avec son cornet de croustillons entre les mains. Le diablogueur ne peut malheureusement apporter aucun document attestant cet épisode mais pour se racheter, il vous livre la recette du croustillon bruxellois et aussi tant qu'on y est celle du liégeois. La particularité du premier, c'est qu'on y ajoute de la bière blonde. Hum!

 
La tarte au sucre
Continuons tout de go avec ce classique incontournable de la pâtisserie wallonne dont il existe une bonne douzaine de variantes. Malgré sa haute teneur en sucre, ce dessert n'est pas écoeurant pour un sou mais sera quand même déconseillé aux diabétiques. Mention spéciale pour la tarte au sucre de Waterloo qui contient du sucre brun mais la tarte au sucre classique fera l'affaire aussi (recette 1  2  3).





La tarte au riz
L'autre grand classique de la pâtisserie wallonne existe depuis le 17ème siècle. Si le meilleur riz au lait du monde se fabrique et se savoure à coup sûr dans notre bonne région asturienne (impossible d'en faire un meilleur que celui que préparait ma grand-mère asturienne dans son vieux chaudron en cuivre et sur son bon vieux fourneau à bois, mon 1er émoi gastronomique dans les Asturies, sublime et indescriptible!), la meilleure tarte au riz, vous la trouverez du côté de Liège ou de Verviers. Il s'agit d'un dessert dont la préparation est assez ardue mais quelle tarte! (recette 1  2).







Le massepain
Encore un plat qui n'est pas belge, me direz-vous à bon escient. Mais de même que l'Espagne ou l'Allemagne sont des grands pays de massepains, le plat pays (qui est en train de devenir le vôtre) l'est aussi. C'est vrai que la formule de base est toujours la même (amande + sucre), il y a toujours quelques variations comme, par exemple, le massepain cuit de Liège. Puis surtout ce sont les formes et les couleurs qui peuvent changer. En Belgique, il prendra la forme d'un long boudin ou celle d'un cochon rose mais ce sont surtout les fruits qui sont à l'honneur quand on parle de massepain. C'est joli comme tout... (recette)






Le lacquemant
Petit cousin de la gaufre, il s'agit d'une autre spécialité liégeoise que l'on déguste plus particulièrement à la foire. C'est une sorte de petite gaufre fourrée avec un délicieux sirop parfumé à la cannelle et à la fleur d'oranger. Pas facile à préparer mais vous pouvez toujours essayer. (recette)



La tarte au stofé
Voici une pâtisserie typique de Brabant wallon qui existait déjà au 13ème siècle et qui pourtant est restée assez peu connue. Son principal ingrédient est le fromage blanc (le quark) accompagnant très avantageusement des macarons et de la compote de pommes reinettes. Voyez la recette ici, c'est à s'en lécher les babines.



Le vaution
Encore une spécialité assez peu connue mais méritant le détour sans l'ombre d'un doute. C'est du côté de Verviers que l'on concocte ce délice prononcé "Vôtchau" dans le dialecte local. Le principe de cette tarte sonnant comme un juron serait un fait une superposition de fines tartes au sucre. Roboratif à souhait et à consommer de préférence en hiver. (recette)



La tarte au maton
Une autre tarte dont les origines remonteraient au Moyen Âge mais plutôt en Flandre qu'en Wallonie. En vérité, il faudrait l'appeler gâteau ou tartelette car ses dimensions sont assez réduites. Ça donne une espèce de pâte feuilletée avec un flan ferme à l'intérieur. (recette)




Le cramique
Cet incontournable des boulangeries-pâtisseries belges (aussi du nord de la France) est une espèce de brioche avec des raisins secs. Facile à préparer et délicieux, il est souvent présent sur les tables belges au petit déjeuner et au goûter. Je vous livre la recette du cramique de Namur même s'il y en a mille autres. Si on remplace les raisins secs par du sucre perlé, on obtient le craquelin, également originaire de Namur.



 
 
Le pain à la grecque
Assez proche du craquelin ci-dessus mais en version plate, on trouve à Bruxelles le pain à la grecque qui n'a rien à voir avec la Grèce mais doit son nom à un malentendu linguistique. Ce délicieux pain biscuité régale les Bruxellois depuis le 16ème siècle. Vous le trouverez facilement dans n'importe quelle pâtisserie bruxelloise et si vous avez l'âme et la main pâtissières, en voici la recette.
 


 
 
Le cougnou
Restons au rayon viennoiseries avec ce pain typique de la belgique et aussi du nord de la France qu'on appelle cougnou ou pain de Jésus (vous saurez pourquoi en voyant les photos ci-dessus). Vous pouvez imaginer à quelle époque de l'année les Belges dévorent le cougnou, c'est une véritable brioche de Noël en quelque sorte. (recette 1 + recette en vidéo avec la sympathique Mamie Jacquie ci-dessous)
 
  
 

Le pain d'épices
Ce délicieux pain à base de miel ne se consomme pas seulement dans le plat pays (qui est déjà le vôtre) mais aussi dans bien des pays d'Europe comme l'Allemagne, la Pologne ou la Croatie et cela depuis l'antiquité. Pourtant le pain d'épices proviendrait de la lointaine Asie, ce qui n'empêche pas nos amis belges d'en être très friands. Ainsi au milieu de 20ème siècle, il y avait en Belgique quelque 140 fabriques artisanales de pain d'épices, la plus célèbre étant Vondelmolen. (recette)
 

 
 
 
La couque de Dinant
C'est dans la charmante petite ville de Dinant que vous pourrez goûter la couque, le plus dur des biscuits du monde. Tellement dur que ce n'est pas un biscuit à croquer mais plutôt à sucer comme un bonbon ou à tremper dans un café ou un thé. Tellement dur aussi que les Dinantais ont fini par le vendre comme objet ornemental. Que ce soit pour le sucer ou pour le pendre au mur de votre salon (dans ce cas il vous faudra un joli moule), en voici la recette (1  2).




Les baisers de Malmédy
Quelle meilleure façon de conclure cet appétissant billet qu'avec un baiser! Celui de Malmédy, petite ville carnavaleuse de la province de Liège, est une gâterie formée par deux meringues fourrés d'une savoureuse crème au beurre. La recette n'est pas facile mais vous pouvez toujours essayer et m'envoyer gentiment un des vos baisers. (recette)
 
 
 
La liste des délices "made in Belgium" est encore bien longue. On aurait pu ajouter pêle-mêle, les babeluttes, le biétrumé de Namur, les gayettes du Pays Noir, le flan d'Alost, les bernardins, la gosette, le bodding, la rombosse, le gâteau Clovis, les moques de Gand, les dentelles de Bruges, la bouquette liégeoise, le café liégeois, etc... Les curieux et les gourmands trouveront tous ces mets sur les deux sites suivants, les plus complets que j'aie pu trouver. Joyeuse fouille et faites chauffer les fourneaux!
 
 

jeudi 12 juin 2014

La Belgique gourmande

 
Alors que débute aujourd'hui le Coupe du monde de football 2014 où le coeur du diablogueur sera partagé entre les rouges de l'Espagne et les (diables) rouges de la Belgique (Ah! une finale Belgique-Espagne), nous ne parlerons pas de foot mais de friandises. Ce seront donc les gourmandises et non les footballeurs qui seront à l'honneur aujourd'hui, pas étonnant puisque les Belges comptent parmi les plus gros consommateurs de sucre en Europe, serrant de près les Suisses, les Danois ou les Hongrois et à quelques encablures des champions du monde des gourmands à savoir les Islandais. Voici donc quelques-unes de ces délicieuses sucreries belges. À consommer avec modération quoique...
 
La cassonade 
Le premier de ces mets doux est une sorte de sucre que l'on ne trouve  pratiquement qu'en Belgique et dans le nord de la France, la cassonade. Appelée aussi vergeoise en France, il s'agit d'un sucre brut d'une belle couleur brun foncé et que l'on obtient de la cuisson du sirop de betterave ou de canne. C'est assurément un des ingrédients vedette de la pâtisserie belge comme, par exemple, du fameux spéculoos ou de la tarte au sucre (dont on parlera plus tard). Mais la cassonade est également délicieuse en tartine avec du beurre ou sur une crêpe (quels souvenirs!).
 

 
 
Le sirop de Liège
Le produit suivant est aussi un must de la gastronomie belge, ce n'est autre que le sirop de Liège. Plus onctueux que le sirop d'érable et plus concentré en fruits qu'une vulgaire confiture, on obtient cette spécialité liégoise après une très longue cuisson d'un mélange de pommes, de poires et de dattes ce qui lui confère sa saveur unique. Ce délice existe depuis plus de cent ans et est frabriqué encore aujourd'hui  par la siroperie Meurens (entre autres) dont les pots bleu-vert sont réputés dans toute la Belgique et même au-delà. Ce qui fait la force de ce sirop, c'est qu'il accompagne tout aussi avantageusement des plats salés (foie gras, canard, fromage) que des recettes sucrées (gaufre, crêpe, gâteau) sans oublier la tartine au sirop de Liège qui a fait le bonheur de plusieurs générations de bambins belges.
 
 
 
 
 
On trouve le sirop de Liège dans n'importe quel magasin ou grande surface en Belgique mais ailleurs c'est une autre paire de manches. Pas de problème, vous pouvez la commander à l'épicerie en ligne Chez Popol. Prix: 2,95 euros + frais de livraison.
 
Le bonbon Napoléon
Le Belgique se distingue également par son excellente confiserie dont le diablogueur a à coeur de vous montrer trois échantillons de choix à commencer par le bonbon Napoléon. Inventé il y a plus de 100 ans par un certain Louis Janssen, anversois et boulanger de profession, il s'agit d'une petite friandise au coeur acidulé. Manger un Napoléon, c'est comme mettre un petit citron dans la bouche, impossible d'en voir un sans que l'eau vous vienne irrémédiablement à la bouche. Actuellement outre le classique au citron, on trouve également cette sucrerie à la réglisse, à la crème caramel, à la framboise, à l'orange, etc... Malheureusement pour vous en procurer, il faudra aller au Bénélux ou au nord de la France.
 

 
Le cuberdon
Ce délicieux bonbon est à la boule de gomme ce que serait le Dom Pérignon au champagne ou la ferrari à la voiture. Inventé à la fin du XIXème siècle par un pharmacien gantois, le cuberdon est assurément le fleuron de la confiserie belge et sa caractéristique principale est sa sympahique forme conique. À l'origine cette pâte de fruit était aromatisée à la framboise, actuellement elle se décline en une trentaine de parfums différents (citron, fraise, ananas,... mais aussi chocolat, thé, spéculoos). Le bon cuberdon doit éclater dans la bouche, c'est ce qui arrive avec le meilleur sur le marché, le cuberdon de la maison Geldhof.
 

 
 
Le chokotoff
Voici une autre star de la confiserie belge, le chokotoff, un produit de la célèbre marque de chocolat Côte d'Or. Ce savoureux bonbon qui fête cette année son 80ème anniversaire est un toffee au chocolat enrobé d'une fine couche de chocolat noir (d'où son nom chocolat + toffee). Depuis 2010, la célèbre marque à l'éléphant commercialise aussi la version blanche du chokotoff (le caramel est enrobé de chocolat blanc).




 
 
Inutile de chercher la recette de ces produits, soit elle est gardée secrète, soit elle est trop compliquée, il vous faudra acheter ces délices pour pouvoir les goûter. Mais c'est là que le bât blesse, on ne trouve ces produits qu'en Belgique (ou dans les régions environnantes). Heureusement que le diablogueur veille au grain, voici quelques adresses pour assouvir vos envies sur place ou en ligne.